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Faisons le Pari d'être heureux
une création basée sur Journal d'Helen, d'Helen Hessel
en cours de production et d'écriture
création saison 2024/2025
Le contexte
la 1ère Guerre mondiale vient de se terminer, beaucoup de proches, amis et connaissances sont morts, beaucoup de choses sont détruites à jamais.
Cependant, les milieux artistiques sont en pleine ébullition : collages et cubisme se développent en peinture, DADA jaillit, le Bauhaus s'impose, les travaux de Freud et de Montessori circulent et passionnent, le cirque et le cinéma commencent à devenir des arts, la danse contemporaine est en train de naître.
Inspiré par ce contexte, le spectacle suivra le développement de la relation amoureuse Helen/Pierre, au sein d'un groupe d'amis qui se passionnent pour les expériences amoureuses et artistiques, source de réflexion, d'inspiration et de dynamique pour leur travail et leur vie.
Helen Hessel rédige Journal d'Helen entre 1920 et 1921 à la demande de son amant Pierre-Henri Roché, qui souhaite raconter leur relation (d'amour) dans une oeuvre qui serait composée de leurs 2 versions, la voix féminine et la voix masculine. Le projet est encouragé par Franz Hessel, écrivain allemand, mari d'Helen et ami de Pierre.
Ecrivant tour à tour en français, anglais et allemand, Helen Hessel retranscrit rétroactivement non seulement les évènements, mais ses émotions, sentiments, visions, pensées intérieures, états d'esprit, introspection, rêves, parfois en prise de notes rapide - mots jetés ou titres indicateurs du souvenir - parfois en séquences presque scénarisées, voire théâtrales. L'ensemble est un matériau protéiforme pour une oeuvre en devenir. Elle ne verra pas le jour. Roché tirera un roman de ses notes et souvenirs à lui : Jules et Jim.
Journal d'Helen, seul, nous inspire l'écriture du spectacle.
Guidée par la liberté, la joie, le goût de l'expérience, Helen Hessel prend tout, veut tout, explore tous les sens, tous les moyens pour dire, trouver l'exactitude de la pensée, de l'évènement, du ressenti. De ses notes, hâtives ou précises, arborescentes, tout jaillit et trouve sa place dans un mouvement palpitant.
Subjugués par la forme et le style débridé de son écriture, son énergie, son désir de magnifier la vie en refusant l'acquis, le confortable, le facile, le résigné, nous avons plongé dans cette écriture-matériau, galvanisés par son incroyable vitalité, sa modernité éclatante, sa joie communicative à vivre et expérimenter tous azimuts, sa liberté.
Ce jeu de construction/reconstruction, décalage de la réalité pour la laisser apparaître autrement, redimensionnée, immense, folle, est un écho extraordinaire à notre travail, nos préoccupations, à notre désir d'écriture et de théâtre.
Presse